Tous ceux qui ont passé un ou plusieurs jours sur notre côte cet été en conviendront : il y a toujours eu une brise plus ou moins forte qui, d'une part, a apporté un rafraîchissement et, d'autre part, a été une bénédiction pour de nombreux amateurs de sports nautiques. Alors que l'on parlait à un moment donné d'un "été malade", ce groupe vit une saison de sports nautiques plus qu'exceptionnelle.
Frank Vanleenhove (63 ans), de Surfers Paradise à Knokke-Heist, occupe ce poste depuis 43 ans et a suivi de près le nombre de jours de vent pendant toutes ces années.
Frank est un passionné de surf des vagues, de planche à voile, de kitesurf et de wingfoiler, les "Big Four" en quelque sorte, réunis depuis plusieurs années sous le terme de "sports de glisse".
Frank : "Nous vivons en effet une année exceptionnelle pour les sports nautiques. Le surfeur moyen qui se fie au vent ne décolle qu'à partir de 4 beauforts, disons 15 nœuds. À partir de ce moment-là, le plaisir est garanti. Au fil des ans, pour la côte belge, cela a toujours été une moyenne de 1 jour sur 3, soit environ 30 %. Mais cette année, dans ce que nous appelons l'avant-saison, nous avons enregistré 59 jours ! de vent sur les 91 jours que comptent les mois d'avril, mai et juillet. Soit 2 jours sur 3. Quant à la haute saison, nous avons comptabilisé 15 jours ! de vent en juillet, soit disons la moitié. Le mois d'août n'est pas encore terminé et nous en sommes au même nombre de jours de vent, donc tout à fait exceptionnel. Aujourd'hui, il y avait encore un fort vent NNO, 6 Beaufort, et à marée haute, nous avons vu des vagues allant jusqu'à 2 mètres, donc tout le monde s'est bien amusé et ce fut encore une belle journée.
En effet, tous les surfeurs se promènent aujourd'hui avec un grand sourire, un peu blasés cependant, et j'entends même dire que, si cela continue ainsi, il ne sera plus nécessaire de partir en vacances à l'étranger.
Car avouez-le, ce que beaucoup ignorent, c'est que lorsque le vent souffle sur notre côte belge, il peut être de premier ordre, voire de classe mondiale. D'autant plus que l'eau de mer atteint rapidement les 20 degrés grâce au beau temps. Le seul problème est la régularité : nous n'avons pas vraiment de saison du vent. Parfois, le vent souffle pendant un ou deux jours, mais il arrive aussi qu'il ne souffle pas pendant deux semaines et nous sommes alors tous affamés et rêvons d'endroits lointains comme Tarifa, les îles Canaries, la Grèce, l'Égypte, pour n'en citer que quelques-uns... où le vent peut souffler tous les jours pendant des semaines, tout en sachant que, lorsqu'il souffle sur la côte belge, il peut en fait être bien meilleur... La seule chose avec laquelle nous ne pourrions peut-être pas rivaliser, c'est la couleur de l'eau...
En revanche, chez nous, nous avons tout ce qu'il faut et l'offre est complète. J'ai moi-même voyagé dans le monde entier pour faire mon truc partout et parfois, on se retrouve vraiment dans des endroits très difficiles d'accès et où même un chien ne part pas en vacances.
Par ailleurs, chaque ville côtière dispose d'un club de sports nautiques bien organisé, avec des zones de sports nautiques délimitées, les secours et la sécurité sont assurés et, surtout, l'hébergement est si vaste que toute la famille peut venir sans problème.
On y trouve des toilettes, des douches et des vestiaires, ainsi qu'un large éventail de boissons et de nourriture, et la plupart des clubs proposent des cours et la location de matériel. Ces clubs de sports nautiques, ainsi que leurs visiteurs, font désormais partie intégrante de toute station touristique. Depuis quelques années, toutes les réglementations sont devenues plus que claires, chaque membre de club est entièrement assuré par la fédération faîtière WWSV (Wind en Watersport Vlaanderen) et il existe une coopération parfaite avec tous les services concernés tels que Sport Vlaanderen, Westtoer, MRCC, MDK et, bien sûr, tous les services municipaux. L'époque où ces clubs étaient considérés comme des amateurs est révolue depuis longtemps, et cela apparaît clairement lorsque l'on se promène le long de notre côte : partout, on voit des cerfs-volants colorés dans les airs, des voiles qui font des allers-retours sur l'eau, et lorsque le vent est favorable, on voit aussi des dizaines de surfeurs de vagues sur leurs planches entre les deux. D'accord, ces derniers continueront probablement à parcourir le monde pour surfer sur de vraies vagues océaniques, mais si cela dépend du vent, tous les véliplanchistes, wingfoilers et kitesurfers continueront à colorer notre littoral dans les années à venir. Pour eux, cet été ne peut déjà pas mal tourner ! Sans aucun doute, la saison estivale 2025 entrera déjà dans l'histoire comme la plus ventée de tous les temps."



